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Catastrophe nucléaire au Japon



Notre première pensée va au peuple japonais, une fois de plus meurtri dans sa chair par le ravage nucléaire fruit, cette fois-ci, de la folie spéculative et énergétique.

Leur dignité exemplaire ne doit pas faire oublier l'immense mensonge transnational autour de cette catastrophe.



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SE TENIR VRAIMENT INFORMÉ DE LA SITUATION NUCLÉAIRE AU JAPON ET DANS LE MONDE...

Chroniques de désastres annoncés.

fukushima.over-blog.fr, le meilleur site pour le Japon.

et aussi
www.sortirdunucleaire.org

www.cartoradiations.fr
www.criirad.org
www.fairewinds.com
www.kokopelli-blog.org
www.cryptome.org
www.acro.eu.org
www.jp-petit.org
www.laradioactivite.com


Fort Calhoun USA Missouri Nuke Power plant, 28 juin

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15 avril 2011

La CRIIRAD rappelle que la dose annuelle admissible pour les enfants de moins de deux ans est de 55 Bq. Cela n'empêche pas les autorités japonaises de tolérer jusqu'à 100 Bq/l dans l'eau du robinet à Tokyo y compris pour les nourrissons (ne l'interdisant que quand ce taux a atteint 210 Bq/l). Ce qui revient à leur administrer à chaque demi-litre d'eau leur dose annuelle admissible ! Soit plusieurs centaines de fois la dose annuelle au final ! Pour des nourrissons... (Voir pdf CRIIRAD)

On ne peut que s'indigner devant le mensonge qui consiste à ne pas informer une population des risques réels qu'elle encourt.

Ne parlons pas de la zone des 30 km autour de la centrale qui devrait en faire 60 au minimum, ni du coût sanitaire, économique et environnemental à venir qui est totalement extravagant, et justifierait à lui seul l'abandon de cette technologie absurde.

Après les USA, l'URSS et le Japon, ce sera le tour de la France de subir une catastrophe nucléaire si l'on ne fait rien pour mettre un terme définitif et rapide à cette énergie meurtrière d'un autre temps.

58 réacteurs de trop en France.

ITER gouffre financier et technologique, La Hague entrepôt instable à très haute activité/dangerosité, les futurs EPRs mort-nés, gavés de MOX riche en Plutonium, Cadarache, Marcoules, Tricastin, etc.

Nucléaire Stop !

Sans délai.

Des scénarios rapides et crédibles existent. (Voir PDF Négawatt)

Mobilisons-nous pour mettre fin à cette énergie terrifiante.



Doses pour l'ingestion par la CRIIRAD.
CLIC ! pour le PDF...

Le scénario négaWatt 2006.



29 mars 2011

Alors que du plutonium est découvert aux alentours de la centrale, la farce médiatique continue. Cette découverte prouve qu'AREVA (appartenant à 90% à l'Etat et donc financée à 90% par les contribuables), fabriquant du MOX contenant du plutonium, a directement aggravé la situation radiologique et renforcé le risque de criticité en fournissant ce combustible dangereux à TEPCO.

Alors que la CRIIRAD annonce que les premières retombées en Iode 131 ont pu être mesurées dans l'eau de pluie tombée sur la Drôme et l'Ardèche, et que la contamination de l'air se poursuivra au minimum pendant 15 jours, les médias se rassurent tout en proférant des inepties.

Au 13h de F2 l'envoyé spécial à Tchernobyl prétend que son compteur affiche 350 mSv alors que son compteur doit être en rem. 1 rem = 1/100e de Sv, ou plutôt, soyons précis puisque le journaliste ne l'est pas, son compteur (ancien modèle) est en microrems/h. 350 microrems/h = 3,50 microsievert/h. À 350 mSv on l'aurait presque vu fondre sur place, ou au moins changer de couleur. Quelle incurie !

Sur Public Sénat, le DG de l'IRSN affirme que tout va bien ou presque, qu'il n'y a pas de données occultées, et qu'en France, on ne peut pas renoncer au nucléaire maintenant. La DG de la Fondation Hulot ne se positionne pas contre le nucléaire et se perd en circonvolutions langagières.

L'ensemble des médias dominants se refuse toujours à qualifier de catastrophe la fusion des coeurs de 3 réacteurs, une pollution massive de l'environnement et un empoisonnement certain d'une grande partie de la population japonaise.

La CRIIRAD a lancé une pétition pour que soient rendues publiques l'intégralité des données concernant les rejets depuis le 12 mars détenus par les autorités supranationales nucléaires (AIEA, CEA, agences américaines etc...) et qu'elles se refusent à divulguer pour raison de secret défense !

Cette situation est inamissible.

Non au nucléaire et à ses mensonges.


Pétition de la CRIIRAD
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Lien vers les capteurs de la CRIIRAD installés en France.

Les chiffres réels de la contamination radioactive de l'air à Tokyo les 15 et 16 mars, fournis par la CRIIRAD.
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La contamination radioactive des aliments au Japon, par la CRIIRAD.
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CP CRIIRAD 23 mars
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CP CRIIRAD 25 mars
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25 mars 2011

Alors que la situation empire d'heure en heure à la centrale de Fukushima, et que les spécialistes estiment qu'il faudra plusieurs mois et peut-être des années pour reconfiner les cœurs ouverts au Japon, la population continue à vaquer dans la capitale nippone avec la bénédiction des autorités.

Un mensonge criminel

Les habitants de Tokyo doivent évacuer la capitale le plus vite possible.

La CRIIRAD a publié et analysé les seuls chiffres disponibles sur les poussières atmosphériques prélevées à Tokyo, dans l’arrondissement de Setagaya, sur la période du mardi 15 mars minuit au mercredi 16 mars 18h (heures locales), soit 42 heures de suivi.

Ces chiffres montrent que le niveau de radioactivité en Bq/m3 d'air pour le Cesium 137 et l'Iode 131 était en moyenne un million de fois supérieur à la normale, avec un pic, le 15 mars entre 10h et 12h, à 10 millions de fois supérieur. Le "un million de fois" correspondant une valeur située entre 5 et 10 fois la radioactivité moyenne du nuage de Tchernobyl mesuré dans le sud-est de la France du 1er au 3 mai 1986.

Il faut savoir que dans cette région de France, ce court "passage" a généré une très forte augmentation des cancers de la thyroïde dans les années qui ont suivi, mais aussi, en janvier 1987, une surprenante et brutale hausse du nombre de naissances avec une trisomie 21, juste 9 mois après...

Depuis le 15 mars, les vents tournent au Japon, un nouveau paquet de mesures, le 20 et le 21 mars à Tokyo, montrait toujours des valeurs supérieures d'un à plusieurs millions de fois la normale.

La CRIIRAD précise aussi que ces chiffres peuvent être probablement multipliés encore par 10 étant donné le mode de recueillement de ces données (filtres à poussières), et leur caractère parcellaire (pas de données sur les plutonium 238, 239, 241, l'américium 241, le tritium...).

Elle s'indigne dans un communiqué de presse du 24 mars, que ces données, qui existent forcément, ne soient pas divulguées. En effet, le plutonium provenant du combustible MOX fabriqué par AREVA, et qui a fusionné dans le réacteur n°3, a une très forte radiotoxicité.

Les tokyoïtes sont en train de cuire à petit feu. Ils respirent en permanence un air terriblement radioactif, prennent la pluie, la neige, boivent une eau douteuse. Ils doivent évacuer, pour raison sanitaire, la capitale d'urgence.

Ce que le gouvernement japonais ne peut évidemment pas faire. Ce serait la mort du pays. Imaginez, on évacue Paris... Plus rien ne fonctionnerait en terme socio-économique... L'eau ne doit pas être bue par les bébés, puis le lendemain, tout va bien... Arrêtons cette farce morbide.

Habitants de Tokyo, sauvez-vous ! Votre gouvernement vous ment !

Faudra-t-il attendre que les particules radioactives viennent jusqu'aux capteurs de la CRIIRAD pour que nous connaissions enfin la composition du panache japonais ?

L'IRSN en France se moque du monde, en effet, ses 170 soi-disant capteurs ne sont que des compteurs geiger incapables de mesurer la radioactivité fine, et n'a installé qu'une douzaine de capteurs réels en France. De son côté le Commissariat à l'Energie Atomique refuse de communiquer ses données classées confidentielles à la CRIIRAD ! Ah bah merde alors. Quatre réacteurs nucléaires fusionnent, et c'est du secret défense. On n'a pas le droit d'accéder aux données !

Habitants du monde, révoltez-vous ! Vos gouvernements vous mentent !


Milli-micro-nanosievert, Rem, Rad, Gray, Bq, par an, par heure, par m3, par litre...

Si on voulait nous embrouiller, il ne faudrait pas s'y prendre autrement. Alors, faisons simple. Il faut savoir que la très officielle Comission Internationale de Protection Radiologique estime qu'en France (60 millions d'habitant), une augmentation de 1 mSv/an (1 millisievert/an) par rapport au niveau actuel moyen (env. 2 mSv/an), générerait à elle seule 3 000 cancers mortels, 600 cancers guérissables, et 780 défauts génétiques graves dans la descendance des personnes exposées. Un seul mSv/an en plus ! Voici le vrai prix du nucléaire.

D'autre part, il n'y a pas de seuil d'innocuité en matière de radioactivité. Le risque augmente de manière linéaire en fonction de la dose, si infime fut elle. Il serait plus juste de parler d'un seuil de tolérance social et sanitaire... Admissible, dans tous les sens du terme. La CIPR l'a fixé pour le grand public à 1 mSv/an en plus de la radioactivité naturelle.

Donc quand on entend qu'on a relevé 500 mSv/h (milliSievert par heure) devant l'un des réacteurs de Fukushima, on comprend que chaque seconde compte pour les liquidateurs sacrifiés sur l'autel du profit énergétique.

Le sievert est une dose absorbée, donc qui s'accumule avec le temps, c'est pourquoi quand on la mesure, on l'exprime toujours par heure ou par an. Il y a 8 800 heures dans une année.

Un compteur Geiger, lui, fournit des données en μSv/h (microSievert par heure).

Il faut 1000 μSv/h pour faire 1 mSv/h. En temps normal, à ma fenêtre au pied des Cévennes, le compteur affiche 0,17 μSv/h. Soit environ 5000 fois moins que 1 mSv/h.

Soit 2,5 millions de fois moins que devant le réacteur n°3... Chaud chaud chaud.

Pourtant, il suffirait que mon compteur affiche 0,28 μSv/h, soit 0,11 μSv/h de plus, pendant un an, pour que ma dose annuelle augmente de 1 mSv avec toutes les conséquences possibles décrites plus haut.

On constate ainsi deux choses.

1/ Une augmentation même très faible de la radioactivité a des conséquences sanitaires mesurables sur une population.

2/ Le niveau d'irradiation à proximité de la centrale est 2,5 millions de fois plus élevé que la normale.

Ceci nous permet aussi de réfléchir sur les normes d'alerte, notamment pour la prise d'iode qui ne doit être déclenchée qu'à 10 mSv/h, soit 50 000 fois le niveau normal...

Quelques journalistes courageux ont pris leur voiture pour se rendre dans la zone de confinement. À 80 km de la centrale, dans leur véhicule confiné roulant, leur compteur Geiger a affiché 3,57 μSv/h, plus de trente fois le niveau normal ! Soit 30 mSv/an ! À comparer avec le 1mSv/an suplémentaire considéré comme dose admissible par la CIPR. Entre 30 et 50 km autour de la centrale, on trouve des valeurs oscillant entre 50 et 150 μSv/h en moyenne (CRIIRAD).
Peut-on laisser décemment des populations, notamment des enfants exposés à de telles doses ?



koriyama-city-in-fukushima-prefecture-about-60km-west-from-the-crisis-AFP


Gesticulations

Ces derniers jours, les officiels nous rassurent dans les médias, l'ASN, l'IRSN, l'AIEA, l'OMS, TEPCO, les autorités en général. Pour eux, tout est ok, sous contrôle ou presque, mais surtout, la radioactivité est très souvent présentée comme insignifiante, faible, sans danger. Tous ces gens mentent et dissimulent.

Comment expliquer que 14 jours après le début de cette catastrophe, la CRIIRAD, seul laboratoire réellement indépendant en France, ne puisse obtenir de données précises sur les rejets radioactifs auprès d'autorités américaines, japonaises ou même françaises qui les détiennent forcément ? De l'aveu même du CEA, l'OMS et l'AIEA détiennent ces données, mais ne les divulguent pas.

La transparence nucléaire n'existe pas aujourd'hui, même en période de crise. C'est inadmissible et criminel.

Un mensonge transnational.

Le 21 mars, M. Lacoste, patron de l'ASN assurait que les retombées du passage du panache le 25 mars en France seraient 1000 à 10 000 fois moins importantes que pour Tchernobyl... Alors même que nous n'avons aucune information sur le volume des rejets, et la nature des radionucléides contenus dans ces rejets. Par conséquent, sur quoi fonde-t-il son assurance ?

Est-il un dieu capable de prévoir où la pluie tombera en France ?

Ne serait-il pas plus sage de conseiller aux citoyens français d'éviter de prendre la pluie quand-même ? Au cas où. On sait que la pluie précipite les radionucléides et favorise l'accumulation. Que nenni disent-ils tous en choeur. Il n'y a rien à craindre, vaquez bébés, enfants et femmes enceintes, sous les giboulées de ce beau week-end.

La CRIIRAD en colère s'indigne à nouveau le 25 mars et demande à ce que l'intégralité des chiffres connus soient rendus publics, et dénonce les dissimulations du Département de L’Energie des États-Unis. Seule l'allemagne et l'Autriche ont fait fi du secret défense imposé, et ont publié quelques chiffres, notamment ceux de Sacramento en Californie, qui montrent que la contamination en iode 131 (dont la période n'est que de 8 jours) était bien supérieure à ce qui était dit. Quid des autres radionucléides ? Le mystère reste entier.




Conclusion

Non. Définitivement, non.

Ne croyons pas les mensonges. Protégeons-nous. Informons-nous.

Et battons-nous, dès aujourd'hui pour mettre fin à l'énergie nucléaire.

Arrêt immédiat des centrales de plus de 30 ans, et démantèlement. Aucun nouveau projet. Arrêt des chantiers EPR. Arrêt du chantier d'ITER. Démantèlement et décontamination de la Hague. Arrêt de l'exploitation calamiteuse des mines d'AREVA au Niger. Décontamination de tous les sites, miniers ou industriels. Mise en place d'une vraie politique en faveur des énergies renouvelables.

Rappelons-le une dernière fois, à propos de l'indépendance énergétique que brandit le lobby nucléaire dès qu'on l'attaque. 100 % de l'uranium qui alimente les centrales françaises est importé.

Il est temps d'agir avant qu'il ne soit vraiment trop tard..

Une catastrophe semblable à celle qui se déroule au Japon est probable en France, vu l'état du parc nucléaire, et son implantation judicieuse sur certaines failles sismiques bien connues, notamment dans le sud-est et le nord-est...

On comprend avec l'exemple japonais, que les autorités n'hésitent pas à sacrifier une population entière pour maintenir intacte l'illusion de la sécurité de l'industrie nucléaire. Il s'agit d'une attitude criminelle.

N'attendons plus. Mobilisons-nous ! Agissons !

Soutenez la CRIIRAD. Informez vos proches, et les Japonais si vous le pouvez, pour que cesse ce massacre à retardement.


G.K.
L'Aigoualité pour tous...



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Simulation des nuages radioactifs établie le 20 mars, altitude 5000m. D'autres prévisions altitudes moyennes et basses, précipitations, clic on'ze fraime.

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--- --- --- En perspective... --- --- ---


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La bataille de Tchernobyl,
un documentaire visible sur AigoualiTV...
















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































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